Accueil > < Accueil


Cerveau et Dépendance


Synapse

Pour passer d'un neurone à un autre, l'influx nerveux se transforme en messages chimiques qui prennent la forme d'une substance sécrétée par le neurone, le neuromédiateur. Il existe différents neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, acétylcholine...) qui se lient à des récepteurs spécifiques. Le neuromédiateur traverse l'espace situé entre deux neurones, la synapse. C'est sur ces processus qu'agissent les substances psychoactives.

Substances et effets sur le cerveau
L'alcool se lie à de nombreux récepteurs biologiques comme les récepteurs à glutamate, GABA, sérotonine, nicotinique. L'alcool est impliqué dans l'augmentation de la libération de dopamine dans le système mésocorticolimbique.
La nicotine du tabac, comme toutes les autres substances psychoactives induisant une dépendance, accroît la libération de dopamine par certains neurones. La nicotine imite l'action d'un neuromédiateur naturel, l'acétylcholine. Elle se lie aux récepteurs nicotiniques dans le cerveau. La nicotine facilite également la libération des endomorphines, ce qui expliquerait en partie son effet antalgique (contre la douleur).
Le cannabis entraîne une faible libération de dopamine selon un mécanisme encore étudié et discuté. Les récepteurs cannabinoïdes sont présents en forte densité dans le système limbique (dans le noyau accumbens, dans le cervelet, l'hippocampe et le cortex).
Les amphétamines et leurs dérivés, comme l'ecstasy, provoquent des augmentations immédiates et importantes de sérotonine dans la synapse, mais aussi de dopamine, suivies d'un épuisement des stocks de ces neuromédiateurs.
Les antidépresseurs : un très grand nombre d'entre eux agissent directement ou indirectement sur la libération de la dopamine.
La cocaïne agit en empêchant la recapture de la dopamine au niveau des synapses. Ce faisant, elle augmente la présence et donc l'effet de la dopamine dans les synapses au niveau du cerveau des émotions (système limbique).
L'ecstasy augmente la présence de sérotonine dans les synapses en bloquant sa recapture. Dans une moindre mesure, elle augmente également celle de la dopamine.
L'héroïne est transformée dans le cerveau en morphine. Celle-ci se lie aux récepteurs opioïdes naturels (récepteurs des endorphines). Elle stimule également le système de la dopamine, mais par un mécanisme indirect, en diminuant le contrôle des neurones GABA sur les neurones à dopamine.

Vidéos action drogues sur cerveau
Les scientifiques étudient le fonctionnement

Effets sur le système nerveux

Activité neuronale d'un jeune de 15 ans non buveur à gauche et buveur à droite

Action des drogues sur le cerveau
Cocaïne, ecstasy, tabac, alcool, héroïne, médicaments psychoactifs... Tous les produits qui peuvent déclencher une dépendance chez l'homme ont en commun une propriété :
ils augmentent la quantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau, le circuit de récompense.
Une substance psychoactive dont la structure moléculaire ressemble à celle d'une substance produite naturellement par l'organisme peut se fixer à la place de celle-ci sur les récepteurs spécifiques.

Selon les substances, elles ont 3 modes d'action sur lea neuromédiateurs :
- certaines
imitent les neuromédiateurs naturels et donc se substituent à eux dans les récepteurs : la morphine, par exemple, s'installe dans les récepteurs à endorphine, et la nicotine, dans les récepteurs à acétylcholine,
- certaines
augmentent la sécrétion d'un neuromédiateur naturel : la cocaïne, par exemple, augmente la présence de dopamine dans la synapse, et l'ecstasy celle de la sérotonine et de la dopamine,
- certaines
bloquent un neuromédiateur naturel : par exemple, l'alcool bloque les récepteurs nommés NMDA.

Le sytéme de récompense
Les substances psychoactives à risque de dépendance agissent sur le système de récompense, un circuit du cerveau dont la fonction est de favoriser les fonctions vitales. Il est impliqué dans la récompense (plaisir cérébral) des comportements liés à la nutrition et à la reproduction de l'espèce. Il participe ainsi à la satisfaction de vivre.
Les substances psychoactives sollicitent anormalement ce circuit naturel et engendrent à terme la possibilité de son déséquilibre permanent.
La toxicité potentielle des substances psychoactives, comme celle de tout médicament, est liée à la quantité consommée et cette toxicité est variable d'un produit à l'autre. Donc, plus on consomme un produit à des doses toxiques, plus on en subit les conséquences.
À l'inverse, moins on consomme un produit, ou si on le consomme à des doses non toxiques, moins on en subit les conséquences.
Clic ici pour image grand format

Système hédonique ou système de récompense: fait également partie du système limbique. Comprend l'aire tegmentale ventrale (ATV), qui contient des neurones à dopamine, et le noyau accumbens (ACC), où ils se projettent.
Système limbique ou cerveau des émotions: lieu où nos réactions cérébrales les plus primaires naissent, ainsi que la plupart des désirs et besoins vitaux, comme se nourrir, réagir à l'agression et se reproduire. De ce fait, il existe dans le cerveau des circuits dont le rôle est de récompenser ces fonctions vitales par une sensation agréable ou de plaisir. Système composé, entre autres, de l'hypothalamus, de l'hippocampe et de l'amygdale.

Système nerveux central
Le système nerveux est constitué de cellules nerveuses,ou neurones, qui comportent un corps cellulaire, des prolongements (axones) et des ramifications (dendrites).
Certains neurones sont regroupés en noyaux qui remplissent des fonctions spécifiques.
A l'intérieur du cerveau, les informations circulent sous forme d'activité électrique, appelées influx nerveux ; elles cheminent des dendrites au corps cellulaire, où elles sont traitées, puis du corps cellulaire à l'axone.
Pour passer d'un neurone à un autre, l'influx nerveux se transforme en messages chimiques qui prennent la forme d'une substance sécrétée par le neurone, le neuromédiateur.
Le neuromédiateur traverse l'espace situé entre deux neurones, la synapse.
Les neuromédiateurs
Il existe différents neuromédiateurs (la dopamine, la sérotonine, l'acétylcholine, etc.) qui se lient à des récepteurs spécifiques.
La transmission synaptique est un mécanisme complexe et délicat qui peut être régulé de plusieurs façons. Par exemple, pour limiter la durée de la transmission, le neuromédiateur peut être détruit par une enzyme ou encore être recapté par le neurone émetteur.
Par ailleurs il existe des substances, les neuromodulateurs (comme les morphines internes encore appelées endorphines), qui ne transmettent pas directement l'influx nerveux mais qui participent à sa régulation.
C'est sur ces processus qu'agissent les substances psychoactives externes ; elles interviennent à différents niveaux :
- sur la sécrétion des neurotransmetteurs,
- sur leur destruction par des enzymes ou leur recapture,
- au niveau du récepteur spécifique de chaque neuromédiateur ou neuromodulateur.
En effet, une substance psychoactive dont la structure moléculaire ressemble à celle d'une substance produite naturellement par l'organisme peut se fixer à la place de celle-ci sur ses récepteurs spécifiques.
C'est ainsi que la morphine agit sur la douleur ou sur les émotions en se fixant sur les récepteurs de substances naturelles, les endorphines, qui servent à la régulation naturelle de la douleur et sont associées aux sensations de plaisir.

Connexion entre deux neurones

À l'intérieur du cerveau, les informations circulent sous forme d'activité électrique, appelée influx nerveux. Elles cheminent des dendrites au corps cellulaire, où elles sont traitées, puis du corps cellulaire à l'axone.

Cherchez avec : Google - Yahoo - MSN -