La disponibilité sexuelle n'est pas un dû
On compatit naturellement avec celui dont le désir n'est pas satisfait plutôt qu'avec celui qui n'en n'a pas. Pourtant c'est aussi difficile pour le partenaire qui reçoit la demande de l'autre, avec la pression qu'elle peut exercer, et à laquelle il ne peut répondre...
Il peut se sentir fautif, se forcer (ce qui n'apporte pas un grand plaisir, à aucun des partenaires), se braquer et s'éloigner un peu plus du désir. Or, nous sommes des êtres humains avec des capacités de compréhension et d'empathie. Il est possible, et même normal pour un homme de rester trois mois sans rapports sexuels après l'accouchement de sa compagne. Que oui, il est possible pour une femme de continuer à aimer un homme qui ne lui fait pas si souvent l'amour qu'elle en aurait envie ou qui, préoccupé par des soucis extérieurs, n'est pas disponible.
Ce n'est pas parce que l'on est en couple, ni même que l'on s'aime, que l'on doit être toujours prêt à faire l'amour.
Chacun a ses humeurs, ses désirs, ses jours avec ou sans, ses périodes difficiles. Et au fil de toute une vie, ces paramètres changent, évoluent. Être désiré parce que l'on est en couple n'est pas un dû, mais un cadeau très précieux qu'il faut savoir apprécier à son juste prix et savourer sans penser qu'il suffit de demander pour être exaucé!